L’analyse des facteurs de risques nécessite une approche globale des situations de travail. Car en dehors des sollicitations biomécaniques « visibles », l’organisation du travail et les facteurs psychosociaux jouent un rôle important dans la survenue des TMS.
Les facteurs biomécaniques
Les TMS peuvent trouver leur origine dans des mouvements normaux qui ne semblent pas particulièrement dangereux. Ce qui les rend dangereux en situation de travail, c’est :
- La répétition du geste, souvent accompagnée d’un effort
- Une cadence de travail qui ne permet pas une récupération suffisante entre les mouvements (Impossibilité de cicatrisation des micro lésions)
- L’adoption de postures fixes ou contraintes
- La concentration de la force sur de petites parties de l’organisme, comme la main ou le poignet
L’environnement du travail joue aussi un rôle dans l’apparition des TMS (la chaleur, le froid, les vibrations…).
Les facteurs psychosociaux
Il s’agit d’évaluer la façon dont le travail est perçu par les salariés. Cette perception résulte de plusieurs composantes :
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La Charge Mentale dans l’activité des salariés due :
- aux flux d’informations à traiter au poste de travail,
- aux impératifs « qualité » (activité de contrôle, de tri…)
- aux besoins d’anticipation
- aux incertitudes sur la production (effectuée, à faire, à venir).
- à l’organisation des temps (pauses, horaires de travail, articulation entre les temps de travail et les temps de vie hors travail)
Le ressenti au travail influencé par :
- Les relations interpersonnelles dans le travail (existence ou non d’un collectif de travail, les relations avec l’encadrement)
- La dépendance organisationnelle du salarié et donc ses marges de manœuvre possible dans la réalisation , l’anticipation et le contrôle de son travail
La clé de la réussite d’une étude de situation de travail réside dans la prise en compte des liens entre les facteurs de risques biomécaniques, psychosociaux et l’organisation du travail.

La référence au modèle pluri-factoriel des TMS doit demeurer sous-jacent à toute la démarche ergonomique et nécessitera d’interroger le fonctionnement de l’entreprise dans son ensemble.
Dans chaque entreprise, la combinaison des facteurs de risques est différente, ce qui exige donc une approche particulière et écologique des situations de travail. Pour pouvoir réduire le risque, il faut identifier les liens entre les facteurs de risques (efforts, répétitivité, stress…) et leurs causes (conception d’équipement, outils, organisation du travail…) qui caractérisent la situation.
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